Des souvenirs d'enfance des années 50 à la fin des années 60.
La saga d'une famille dans la guerre et l'immédiat après guerre
Les instantanés d'une époque, ses grands événements... et ses mots
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L'Aronde et le kayak - Une famille à Viroflay 1930 - 1960

Collection Témoignages

Dans l’Aronde et le kayak, de Saint-Aubin-sur Mer (Calvados) jusqu’au Lavandou sur la côte d’Azur, en passant par Viroflay, Jean-Pierre Naugrette revient sur les lieux de l’histoire de sa famille. 

Esquissant avec émotion et humour une série de portraits avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, l’auteur nous retrace une époque avec ses petits et grands événements, ses totems – l’automobile, la pratique du sport, les vacances … – et ses mots.

Le livre suit une progression chronologique, évoquant d’abord les années 30 jusqu’à l’immédiat après-guerre, avec la rupture brutale que constituera la deuxième guerre mondiale dans la vie des familles de ses deux parents. Puis l’auteur nous entraine dans les années 50, où l’on se représente à travers l’histoire de son père et de sa mère le pays en train de renaître à la vie et l’espoir d’un futur meilleur.

Vient enfin l’époque de l’adolescence, marquée par des références aux événements historiques de la période, aux objets et aux marques, ou encore au cinéma, devenus au fil du temps des repères émotionnels forts par rapport aux situations vécues.

Le livre est à la fois un portrait du père de l’auteur, un hommage à sa mère, et le portrait d’une famille de cette classe moyenne française qui constitua le socle de ce que l’on a souvent nommé  « les trente glorieuses ».

 

Ancien élève de l’École normale supérieure, Jean-Pierre Naugrette est professeur de littérature anglaise du XIXe siècle à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III, spécialiste d’Arthur Conan Doyle et de Robert Louis Stevenson.

 

Le mot de l'auteur

Viroflay, c’est le lieu où le grand-père de mon père, qui travaillait chez Renault, a fait construire la maison que j’appelle souvent la haute maison de Viroflay parce qu’elle est assez haute, avec deux étages et relativement étroite. Je pense qu’il l’avait fait construire dans les années 20 et la famille a dû l’habiter dès le début des années 30.

Cette maison a abrité la famille jusqu’à la fin des années 1950. C’est là que mon père a vécu la guerre, pendant que son propre père était prisonnier en Allemagne. C’est là ensuite que toute la famille a vécu ensemble, c’est là que ma sœur et moi avons passé notre enfance et adolescence et c’est là que j’ai préparé les concours.

Je pense que  j’ai essayé de recréer une sorte de topographie de mon enfance, avec les commerces qui se trouvaient juste à côté de la maison et toute la vie associée. On avait la chance d’avoir un cinéma en bas de chez nous, pratiquement à une cinquantaine de mètres. C’était la Cigale, le cinéma de mon enfance.

Il y avait vraiment à Viroflay, et même encore dans les années 70, une sensation de village, les gens se connaissaient tous.

Bernard Brugière à propos de L’Aronde et le kayak 

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une autobiographie, mais d’une œuvre que l’on peut rapprocher du livre de Marguerite Yourcenar, Archives du nord ou encore de la série des Rougon-Macquart, plutôt que des Confessions de Rouseau ou de Saint Augustin.

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François Cornilliat à propos de L’Aronde et le kayak

L’Aronde et le kayak est le plus personnel et le plus émouvant des ouvrages de Jean-Pierre Naugrette. Qui suivra sur quelques décennies (de 1930 à 1960 et au-delà) les aventures d’Une famille à Viroflay ne manquera pas de plonger, page après page, dans ses propres souvenirs.

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