Des souvenirs d'enfance des années 50 à la fin des années 60.
La saga d'une famille dans la guerre et l'immédiat après guerre
Les instantanés d'une époque, ses grands événements... et ses mots
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EXTRAIT

LES AVIATEURS


En contrebas, le cimetière de Viroflay abrite également un certain nombre de pionniers de l’aviation, qui s’essayaient à l’aérodrome de Villacoublay dans les années 1910. C’est là que s’étaient installées, très tôt, sur ce plateau au milieu des champs, les usines Bréguet, puis la firme Morane-Saulnier, fondée par les frères Morane à Puteaux en 1911.
 
En témoignent les tombes d’Alfred Fronval (1893-1928), champion du monde d’acrobatie aérienne, chef-pilote de l’école Morane-Saulnier, tué dans une collision à Villacoublay, ou encore d’André Frey (1886-1912), mort à vingt-six ans dans un accident d’avion, placées côte à côte. La tombe, ou plutôt le tombeau de Frey est une véritable pierre dressée, une sorte de statue avec son visage de pilote sculpté en haut, son nom au milieu, et en bas un décor de montagne et de soleil couchant au-dessus duquel plane un aéronef.

On utilisait aussi souvent, à l’époque, le mot « zinc » pour désigner un avion. Je me souviens du nom d’une gargote, en bas de la route de Vélizy, au 42 rue de Jouy, appelée LA POPOTE DES AILES à cause des aviateurs et des pilotes d’essai qui la fréquentaient, comme une plaque l’atteste encore aujourd’hui :

DANS CES MURS
À LA POPOTE DES AILES
SE RETROUVAIENT CHAQUE JOUR DE 1920 A 1940
LES NAVIGANTS DES ESSAIS EN VOL DE VILLACOUBLAY

UN GRAND NOMBRE D’ENTRE EUX ONT DONNE LEUR VIE
À L’AVIATION ET À LA FRANCE

Bernard Brugière à propos de L’Aronde et le kayak 

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une autobiographie, mais d’une œuvre que l’on peut rapprocher du livre de Marguerite Yourcenar, Archives du nord ou encore de la série des Rougon-Macquart, plutôt que des Confessions de Rouseau ou de Saint Augustin.

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François Cornilliat à propos de L’Aronde et le kayak

L’Aronde et le kayak est le plus personnel et le plus émouvant des ouvrages de Jean-Pierre Naugrette. Qui suivra sur quelques décennies (de 1930 à 1960 et au-delà) les aventures d’Une famille à Viroflay ne manquera pas de plonger, page après page, dans ses propres souvenirs.

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